Le recours à la mutualisation est donnée historique au sein de TCA.
La mutualisation l’usage collectif de droits individuels ; elle est envisagée comme une ingénierie et une modalité de distribution, pour offrir une plus grande amplitude ou une plus grande diversification des modes d’accompagnement, et ce afin de mieux prendre en compte les besoins des blessés qui sont fractionnés, impermanents, réactifs et événementiels.

Pour illustration : un traumatisé crânien présentant des troubles de l’initiative, n’a pas besoin de 5 heures continue d’assistance humaine, mais de 20 interventions d’1/4 d’heures, réparties sur 12 heures.

La mise en œuvre de ce principe de mutualisation permet ainsi de proposer une veille de nuit territorialisée, qui pourra être :
-    Permanente sur certains maisons familiales ;
-    Et ailleurs, itinérante, quelque soit la configuration d’intervention.
Ainsi, il est fréquent que les troubles du comportement, ou encore les troubles d’ajustement du traumatisés crânien amènent à faire intervenir la veille de nuit en appartement individuel, pour quelqu’un qui n’est pas « évalué » comme ayant besoin d’une veille de nuit constante.

La mutualisation n’est donc pas un postulat, mais une nécessité pour la mise en œuvre d’une véritable prise en charge adaptée à cette population.

Dans la pratique de TCA, mutualisation et spécialité sont indissociables.
La spécialité ne peut être limitée qu’au seul apport théorique.
La spécialité de TCA se définit par :
-    Une unité de management et de régulation
-    Une révision continue des cas et la maintenance (et l’évolution) du référentiel métier
-    Un plan de formation dédié
-    Une modalité de distribution de l’assistance humaine adaptée
-    Une conception « prise en charge » de l’assistance humaine.

« On est parti de la prise en charge spécifique de la personne cérébrolésée, en utilisant l’outil de l’assistance humaine ».